semaine 41: on reste dans le nord, de l’Italie.

11 10 2008

lundi 6 octobre:

Le week end étant lui aussi chronométré, je démarre dés que possible, à 6h45. La route ne change pas, j’ai réellement pris un abonnement chez mon transporteur à Beauvais. Cette fois ci je fais un petit crochet par le nord de Compiègne poser un petit lot, c’est du vite fait. 15 h j’arrive à Beauvais, il y a deux camions devant moi et seulement un quai, il faut patienter. Les autres chauffeurs ne cherchent pas la discute, tant pis, j’ attends sagement.

Libérée vers 18 h on me donne la suite du programme pour demain. Pas d’ affolement je charge dans la rue voisine, moins d’un kilomètre. Je cherche tout de même mon enseigne, car le nom n’est pas en gros, il faut avoir le nez fin pour débusquer la bonne adresse (seulement une étiquette sur une boite aux lettres…) 18 h 45 je m’installe pour la nuit. Quelle journée!! 


mardi 7 octobre:

A 8 h je suis à quai pour prendre la route, chargée, une demi heure plus tard, avec mes belles plaques oranges que je n’ai pas utilisé depuis un moment. Direction l’extrème nord, Dunkerque. A travers les nationales, il me faut tout de même compter sur mes 4 h 30 non stop pour parvenir au bout, d’autant plus que je fais plusieurs file tour de la petite zone pour trouver le batiment: un truc tout taggué sans nom, que j’ai pris pour un dépôt à l’abandon. J’ attends 14 h sagement pour vider ma cargaison.

Sous la pluie je vais prendre une énorme bobine à l’ acierie du coin, pour l’ emmener sur Douai, ou je prends une remorque vide que m’ amène un collègue: je retourne avec à Dunkerque, prendre une autre bobine. Il pleut toujours, la nuit arrive vite, seule consolation il n’y a aucune attente dans l’usine et tout le monde est bien aimable. Comme je dois terminer mes 30 minutes de coupure à la sortie, je décide de profiter de la douche, malheureusement les sanitaires sont hs, comme d’ hab. J’ arrive à descendre jusqu’à une quinzaine de km du dépoôt avec mes heures restantes. 22 h 45, il pleut j’ai froid et je suis fatiguée d’avoir tourner en rond.


mercredi 8 octobre

Passage au bureau changer de remorque pour charger un lot à une petite demi heure de là. L’usine est d’ époque 1950, au centre d’un village. J’aime bien ce genre d’endroit même s’il n’est pas toujours facile d’y manoeuvrer. Je dois attendre un peu car il manque des papiers. Je visite les sanitaires qui sont d’origine, il y a même de beaux spécimen d’ objets de collection. Papiers en main je retourne au dépôt transvaser la marchandise et mettre tout en ordre pour la descente. Je prends le luxe d’une douche et d’un énorme américain à la cabane à frites du parking voisin. Les pleins, et roule. Il pleut encore presque tout du long, quelle tristesse. Je retrouve la route de Reims/Chaumont, puis trace jusqu’à Tournus ou je me cale dans le fond d’un grand parking, dans le coin des frigos, la pluie et le ronron des Thermo King et autres Carrier me bercent jusqu’à l’endormissement. J’aime bien ce bruit…

jeudi 9 octobre 

A 6 h 20 je prends mon petit dèj au bar, la serveuse commence à me connaitre ainsi que certains de mes collègues, nous discutons comme de vieilles connaissances. Il faut tout de même penser à décoller, la route pour Turin est encore longue.

Sur Lyon ça bouche, toujours au même endroit, je prends une fois de plus la file de gauche. Un vieu en camion remorque s’ amuse à me serrer dans les glissières quand je le double, en me montrant le poing. Encore une fois, il n’y a pas d’interdiction de doubler, je ne vois pas ou est le mal, sinon qu’il est assez bête pour rester dans le troupeau à l’arrêt. Bref, je continue en direction de l’ Italie, c’est presque une délivrance de passer la frontière.

Le soleil est réapparut, je débâche vite fait mon toit et un coté de la remorque chez mon client. Trop vite car en examinant les papiers le gars me dit qu’il faut aller à un autre endroit. Tant pis, je remets tout en place. Au second dépôt je recommence la manip, la bobine évacuée je remballe sur le parking. Cette fois le toit me donne du fil à retordre car je n’ai pas beaucoup de place pour tirer fermement dessus. Rien ne sert de s’ ennerver, il faut ruser avec une sangle accrochée au bout de ma perche, je tire le tout confortablement depuis le plancher des vaches. Un chauffeur italien qui arrive derrière est mort de rire de voir la combine, n’empêche que ça marche du premier coup!

Je mets les voiles sur Milan, ou je n’ai pas mis les roues depuis des lustres. Dédé découvre le bazar phénoménal de la fin d’ après midi: 45 minutes pour parcourir 6 km. Ca freine jusqu’à Bergamo ou je sors pour rattraper la petite route qui méne au nord du lac d’ Iseo. Le paysage est magnifique sauf qu’il fait nuit noire. J’ arrive à 20 h 30 sur le parking de la petite entreprise, il y a déjà la un portugais attablé à son coffre à palettes. Son repas terminé il vient discuter, dans un français très correct. Il me parle de son pays, de ses voyages, un vrai passionné qui ne se pose pas la question du nombre d’heures de travail ni de quand il rentrera. La seule chose qui l’ ennui est de devoir planter son dimanche en France…. 


vendredi 10 octobre

Je tire mes rideaux à 7 h 30, le portugais ronfle toujours et la boutique est ouverte, je grille donc la place. En fait je referme mes bâches lorsque le chauffeur émerge, gentilement je m’ excuse, en rigolant il me dit que cela se revaudra.

J’ attends un petit moment mes ordres de chargement, en redescendant sur Bergamo je fais une halte dans une très vieille station service. J’ exécute une manoeuvre rapide mais précise pour me garer correctement, et je m’ apperçois en descendant du camion qu’il y a une demi douzaine de paires d’yeux ébahis rivés sur moi. Le patron du bar qui me reconnait (je m’ arrête quelques fois ici) est mort de rire et me dit qu’ils sont tous impressionnés. Il me sert un véritable cappuccino dans les régles de l’art: une tonne de mousse et le cacao dessus. Bien sur il y a le croissant qui accompagne, à défaut de marmelata je me rabbat sur la spécialité à la crème, le truc à éviter à cause du sucre glace: non seulement sa colle mais j’en ai plein dans le maillot et les chaussures.

Je file dans une grosse imprimerie de Bergamo, il y a forcément de l’attente, que je comble avec un breton voisin de parking. A midi le gardien m’ appelle: il faut patienter jusqu’à 14h. 14h30 on me fait enfin signe, mais avant d’ aller charger ils ont besoin d’un petit « service ». Là je tombe des nues quand on m’explique qu’il y a des photographes qui veulent que Dédé joue les starlettes dans la cour. Je n’ai pas bien compris s’il s’ agit d’une pub pour l’usine pour un reportage pour l’autoroute qui passe juste devant. Je me prête au jeu un moment, Dédé doit tortiller du cul dans tout les sens sous les flash pour faire plaisir à ces messieurs, comme les vrais!!! De face, de profile, appels de phare, etc, y’en a même un qui a voulu regarder sous sa jupe, non mais! Au bout d’une petite demi heure je finis quand même par perdre patience, et m’ échappe en douce, comme les stars, pour charger. 16 h, mission accomplie, cap sur Milan et ses traditionnels bouchons.

J’ expérimente le Mont Blanc pour la première fois avec Dédé, la maitrise de la descente avec la boite automatique n’est pas parfaite, mais on ‘en sort. J’ ai simplement le sentiment d’ être plus souvent le pied sur le frein. Nous arrivons à Bonneville pour la nuit, pas le courage d’aller plus loin, j’ai les yeux qui brulent.


samedi 11 octobre:


J’ arrive enfin à 10h20, je ne me fais pas prier pour retrouver ma chaumière, en plus ils ont annoncé du beau temps. J’ai pas encore vu le soleil, c’est la purée de pois totale.


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