semaine 39

5 10 2008

lundi 21 septembre:7 h 30 Dédé m’ attends, tout seul sur le bord du chemin. On ne tarde pas à filer vers Paris, toujours par la même route, mais je ne la trouve pas monotone pour autant, bien que je finisse par la connaître par coeur. A l’heure de midi Paris se traverse bien, je termine mes restes de poulet de la veille. C’est pas original, je sais, mais ça a l’ avantage d’ être pratique. Je débarque à 14 h 15 à Beauvais au même endroit ou j’ai vidé lundi dernier, à la seule différence qu’aujourd’hui il n’y a qu’un quai de disponible, et un cariste bien fatigué puisse qu’il nous dit être là depuis 4 h du mat. Je provoque la discution avec les 3 autres chauffeurs en attente, cela fait passer le temps plus vite. Dans l’action nous aidons celui qui me précéde à faire une manipulation de sangles, cela se termine devant un café. Je mets les voiles à presque 18h tout de même, il me faut à présent monter sur Arras. J’ assiste à un merveilleux coucher de soleil sur Albert, encore une belle journée qui se termine. Il fait nuit noire quand je m’installe dans un petit village à proximité de ma destination finale. Dans le nord les villages étant tellement larges qu’il est fréquent de pouvoir se poser sur un bout de trottoir à proximité des commerces.

mardi 22 septembre:

Je prends mon grand crème au troquet du coin, Dédé est tout fier de se faire admirer par les gamins qui attendent le bus. Je suis à l’ouverture de la boutique pour vider de petites machines, un collègue attend déjà bâches ouvertes. Ensuite on me demande de venir en vitesse au dépôt, une urgence. J’ai tôt fais de changer de remorque et me mettre à quai pour compléter. Le temps de poser mes documents, boire un café, il faut partir. Pour une fois je descends par Paris, toujours par les nationales. L’urgence est à destination d’un minuscule village au nord d’ Auxerre. Il s’ agit même d’un lieu dit, ce qui me fait monter l’ adrénaline à l’idée de faufiller Dédé dans les chemins de campagne. Et c’est bien de cela qu’il s’ agit puisse que ce n’est pas plus large que lui, mais heureusement bien fléché. Au passage je secoue un pommier qui n’a jamais vu une bâche de camion de si prêt, je récolte un seau de pommes dans le toit de la remorque. Plus loin je roule au pas pour laisser traverser un chevreuil que j’ai vu arriver du fond d’un champ, magnifique. Arrivée à la ferme j’aide à déballer les gros cartons en vrac dans la benne d’un tracteur agricole, pratique et sans prise tête. L’urgence passée je descends à la maison par le chemin inverse d’ hier. Pas le temps de dormir dans mon lit pour autant: un calin à mes chats et une bonne douche, j’y retourne. Les pleins au passage puis je roule mes heures jusqu’à Tournus.

mercredi 23 septembre:

Grand crème croissant dans un routier que j’apprécie, puis je pointe à 8 h sur un chantier maconnais pour me débarrasser d’un fardeau de matériel. Vu que c’est vite fait je m’ accorde un café au centre routier du coin. Les heures de gloire de l’endroit font partie du passé. Puis je me précipite doucement sur le Fréjus. Ce que je n’aime pas lorsqu’il n’y a qu’ à rouler, c’est que j’ai tendance à m arrêter à tout les coins de rues… Je calcule que je devrai arriver en milieu de matinée demain à destination, au sud de Pérugia, c’est plutôt cool. 18 h, les choses s’ accélèrent: un collègue en panne sur Florence, il faudra certainement récupérer sa remorque pour aller la vider. Cela ne m’ enchante pas trop, il va falloir courir. Je me fixe pour objectif de passer Bologne avant la coupure afin d’ économiser des heures pour demain. Je mords un peu hors des clous pour rejoindre la station service, il est 21 h 30

jeudi 24 septembre:

Je cavale à travers la montagne, l’oeil rivé à la montre, un poil stressée: arriver le plus vite possible! Je me pointe à 10 h, ressors à 11, mon collègue en panne la veille a été dépanné sans trop de mal donc je remonte aussi sec en direction de Cesena par la route défoncée. A vide ce n’est pas plus confortable qu’en charge, loin de là! Je passe mon aprés midi dans une petite usine à charger du matériel agricole. Chaque pièce est empilée avec soin, attaché puis sanglé fermement. Au départ je craignais le bazar, finalement je suis plutôt satisfaite. Je me rends vers mon adresse pour demain, à travers de petites routes. Il y avait plus simple mais dans le doute j’ai pris le plus direct. C’est le gps qui me localise l’endroit, excentré du village de 7 km. Il y avait de quoi tourner en rond un moment.

vendredi 25 septembre:

Dés 8h je pointe au bureau, une dame très mal gracieuse m’ acceuille comme une malpropre car ça n’ouvre qu’à 8 h 30. Un autre chauffeur français a droit au même bonjour. Nous en rigolons en attendant. Puis nous piaffons d’ impatience pour obtenir nos quelques palettes. La dame du bureau nous jette pour ainsi dire les papiers de transport au visage, c’est un soulagement de ne plus la voir à 10h ! Il me reste un enlévement à faire, à une une de route de là, dans la boutique ou je suis restée plantée presque une journée complète il n’y a pas si longtemps. Pour un vendredi, cela ne me réjouit guère. Les 5 camions devant moi ne chargent que des bricole si bien que j’ai la place à midi. Le cariste me reconnait et fait l’ effort de décaler sa pause déjeuner. 13 h, je prends la route. Les réjouissances ne s’ arrête pas là car je dois échanger ma remorque avec un collègue et celle ci est à compléter. Vue l’heure c’est risqué, je prends la route du Fréjus et récupérerai mon chargement demain en France. Cela me soulage car je suis pressée de rentrer.

samedi 26 septembre:

Je suis un peu en avance sur mon rencart à Chalon pour écanger ma remorque. cela me permet de faire le ménage tranquillement. Au moment de décrocher mon collègue manque de justesse de mettre la remorque par terre, c’est à dire qu’elle « lève du cul ». De justesse j’ arrive à lui faire stopper la manoeuvre, l’avant de la remorque est posée sur les roues du tracteur. En baissant les suspensions de la remorque et jouant de la manivelle des béquille on réussit à la remonter et à la faire tenir debout. Comme quoi rien ne sert de s’ affoler quand on est préssé… Midi je me gare, à la même place que la semaine dernière car en rentrant tard le parking est plein. Vite, j’ai plein de trucs à faire et le week end sera trop court.


Actions

Informations



Laisser un commentaire




the coloured house |
morceaugabon |
parcs centre ouest USA |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | シンカ
| clochetteadublin
| Ghaziabad and other cities ...