semaine 38

5 10 2008

lundi 15 septembre:

3 h 15 Dédé n’est pas encore réveillé lorsque j’arrive, c’est pas le tout mais on a un bon bout de route à faire. L’ habituelle RN6 nous mène par le Morvan à Auxerre ou je fais ma halte comme bien souvent. En descendant de la cabine j’entends un pschiiiiit anormal, cela ne fait pas de doute, un flexible est mal branché. La remorque ayant pas mal vécue le joint montre des signes de faiblesse. Un soupcon de graisse dessus et la fuite n’existe plus, je vais en vitesse prendre mon café.
Le contournement de Paris passe plutôt bien, mais derrière l’ aéroport de Roissy ça coince un peu. Le plus dur à négocier avec les voitures est les ronds points à double file, Dédé doit montrer gentilement mais surement qu’il a besoin qu’on s’ écarte un peu pour le laisser passer. A16, Beauvais, je retrouve sans mal le chemin du transporteur ou je dois vider, de mémoire car on a pas su me redonner l’adresse exacte.
Il est presque midi quand je m’en vais, squatte le long du trottoir pour attendre le programme. Peu de boulot, j’ai ordre de manger tranquille. Merci chef! Je fais même une petite sieste de 2h en vrac sur la banquette du bas.
Le téléphone me réveille en sursaut, vite il faut redescendre sur Paris mettre ma semie à quai. La marchandise étant à vider dans la soirée dans le nord, mon disque ne me le permet pas. J’explique au cariste que j’ attends un collègue pour échanger la remorque. Il me répond qu’il n’y a pas de soucis, dans une multitude d’ endroit cela aurait été très mal vu. Dans l’entreprise tout le monde est bien aimable, pas une personne que je croise ne me dit pas bonjour, c’est tellement rare qu’il est bon de le signaler. Mon collègue arrive sans tarder et nous faisons notre manip en vitesse. J’ hérite d’une livraison ultra légère à vider demain matin, je tire mes heures jusqu’à Roye. 15h d’ amplitude, j’en ai plein les pattes, ça fait du bien quand ça s’arrête. Je prends néanmoins mon courage à deux mains pour frotter mon pare brise qui est gras d’origine.

mardi 16 septembre:

Je reprends ma route après les 11 h de coupure réglementaire, toujours sur la N17 en direction du nord. Petit déjeuner au même endroit que la mardi dernier, cette fois ça parle bois de chauffage, ça sent l’hiver. A l’ arrivée sur le sud de Lille je suis dans les ralentissements du matin, heureusement je ne tarde pas à sortir de la grande A1 pour arriver juste à l’ouverture chez mon client. En 2 temps 3 mouvements il prends ses grosses caisses à quai, de suite j’ai mes instructions de rechargement, on commence par un petit tour en Belgique. Ca bouchonne sur toute la traversée Lilloise, je fais une rapide pause au centre routier de Roncq afin de prendre la taxe pour passer la frontière, soit 8 euros pour la journée, peu importe le nombre de km. Mon client n’est qu’à 5 km, ça fait cher! Je n’aime pas trop circuler dans ce pays, je trouve la signalisation un peu trop obsolète. Peut être une question d’ habitude aussi. De retour chez nous je file sur Maubeuge. J’ aurai pu y aller par la Belgique, c’est un peu plus court, mais avec l’interdiction de doubler sur l’autoroute je risque bien de perdre du temps. Je pointe à midi et demi à la grande usine, mon chargement n’est prévu qu’à 14 h. Je rentre à 14 h 20, puis s’ensuit une interminable attente devant mon quai. Le responsable me dit que c’est la faute de l’équipe du matin, puis colle ça sur le dos du robot qui amène les pièces. Bref, c’est la faute à tout le monde sauf à lui. Je ressors enfin à 17 h 30, mais la journée n’est pas fini. Direction Valenciennes prendre des grosses caisses chez un transporteur. Consternation: la place prévue a été largement sous estimée, et bien sur dans les bureaux il n’y a plus personne. Heureusement qu’il me reste un petit mètre supplémentaire, avec le cariste nous usons de patience pour tout faire tenir. Je jette quelques sangles pour tout maintenir et roule. Petit crochet au dépôt poser des documents et faire mes pleins Déjà 19h, pas la peine d’ espérer manger ni prendre une douche, il faut rouler à tout prix. Cela m’ amène vers 23 h à l’entrée de Reims. Je n’ai même plus faim, me force à avaler un bout et file sous la couette.

mercredi 17 septembre:

Il ne faut pas s’ amuser, à 7 h je traverse Reims, et taille par St Dizier, la routine en quelques sortes. A Chaumont je m’ arrête bien qu’il ne soit pas l’heure de la pose légale pour manger et prendre une douche dans un routier que j’aime bien. Je regrette ensuite cet arrêt car je suis décalée par rapport au boulot. A 13 h je donne au vol 2 palettes à Lons à un gentil cariste, puis suis obligée de refaire une pose avant de livrer sur Lyon. Cela me retarde, mais tant pis, de plus j’ai faim et grignotte dans ma cabine. De toute facon à 15 h, ou trouver mieux? Il est 17 h lorsque je quitte la région lyonnaise délestée de quelques tonnes. Je roule tranquille sur Annecy ou il me reste mon dernier lot à me débarrasser avant l’ Italie. J’ arrive à mon adresse (un magazin de grande enseigne) à 19 h, c’est la fermeture. Je demande tout de même l’ heure d’ouverture de la réception demain: 9 h 30 comme la boutique. Youpi! Je suis réjouis. Si je travaillais avec de tels horaires la France pourrait crever de faim. Bonne nouvelle quand même, je vais faire une bonne nuit! Je ne cherche même pas à aller manger à l’un des resto de la zone comerciale car j’ai envie de calme. De plus mes finances sont basses.

jeudi 18 septembre:

J’ai testé le chauffage autonome de Dédé: le paradis, peu bruyant et bien régulé, à moi les bonnes nuits hivernales comme un loir dans son grenier. Vers 8 h 30 un responsable du magasin arrive et saute sur le chariot élévateur pour me vider, je retrouve le sourire. En route pour l’ Italie via le Fréjus. Tout ce passe pour le mieux, il fait très beau. Cependant je cravache pas mal, slalomme dans la circulation sur Turin: j’ aimerai bien lâcher mon dernier lot sur Parme ce soir. Je calcule y être vers 17 h, il y a encore un petit espoir.
J’y arrive pile à l’heure espérée, un collègue est sous le pont. Le manutentionnaire soupire mais j’arrive à le retenir sans mal 10 minutes de plus pour qu’il me vide. Après avoir pris mes instructions pour demain je descends sur Modena pour passer la nuit dans une petite station déserte. Encore une bonne nuit en perspective car mon premier lot ne sera près que pour 9h30 à une dizaine de km de là

vendredi 19 septembre:

C’est sous un fin crachin que je fais mon premier chargement, forcément rideau ouvert à l’extérieur. De plus cela traine en longueur, le cariste doit aller chercher les palettes une à une à l’autre bout de l’usine pour me les amener dans la rue, il n’y a pas la place de faire rentrer un camion dans la cour. Je cours au nord de la ville faire mon complément, mais les choses se corsent: les quantités annoncées ne sont pas respecter, les téléphones chauffent. Le client reste campé sur ses positions, mon chef aussi, je fais l’arbitre en regardant la pendule. Mon chef capitule à 12 h 10, le client me ferme la porte au nez: à 14h! Qui c’est qui trinque: le chauffeur, comme d’ hab! Je grignotte du bout des dents en attendant, un peu dégoutée. Une fois en route il ne faut pas s’amuser, je grimpe non stop jusqu’à la dernière station avant le Fréjus. J’ occupe ma pose à prendre une douche, puis je poursuis jusqu’à Chambéry pour une courte nuit.

samedi 20 septembre:

Pas de grasse matinée, je rentre en vitesse car même les heures de repos du week end sont comptées… Je borde Dédé à 10 h 30, vite, à la casa.


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