Semaine 36: Reprise et surprise!

6 09 2008

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Aidez  moi à lui trouver un surnom! 

Lundi 1er septembre:
C’est à 4 h que mon bon vieux réveil me montre qu’il n’est pas mort. Je l’ignore pour sursauter à 5 h. Ca commence fort…

45 minutes de marathon pour ne pas louper le train, en précisant que j’habite à 15 km de la gare. J’ai le temps d’avaler un café lors de ma correspondance à Dijon, histoire d’être un peu plus fraiche à bord du TGV, dans lequel je retrouve 3 collègues. Pas de panique au changement de gare àParis malgrés la cohue de ce jour de rentrée.

11h Arras, c’est le patron qui est venu nous chercher. On se tasse dans la belle Mercedes. Pour bien commencer il nous annonce que nous mangeons ensemble à midi, sympathique. Deux collègues sont impatients d’aller trouver leurs tracteurs tout neufs (les anciens sont partis en retraite). J’ apprends que mon Gros (mon camion habituel, c’est son surnom) est bien mal point: dépression nerveuse, ses neurones sont en vrac, il est sur le billard. Bref, j’ hériterai d’un camion de rechange. Devant ma mine déconfite de vivre dans les puces d’un autre, les collègues sont moqueurs.

Arrivéeau garage je tourne en rond dans l’ attente de savoir ou jeter mon gros sac, la mort dans l’âme. On a pris soin de me déposer le barda qui était resté dans mon Gros: 3 immenses cartons. Puis on finit par me désigner « celui qui est au fond ». Mais?? C’est un camion neuf !! On a voulu me faire une surprise, elle est de taille! Bien sur je suis heureuse mais en reste bouche bée. Je monte mon sac et mes cartons que je déballe vraiment vite fait, je préfère ranger ça plus tard. Avec le mécano je range tout le lot de bord (petit outillage, sangles, etc), il en profite pour me montrer deux ou trois choses. Puis viennent les explications plus techniques, on est passé à l’heure du tout automatique: plus de levier de vitesse, plus de pédale d’embrayage. Cela ne me perturbe pas trop pour avoir déjà conduit avec un système similaire il y a quelques temps.

16 h, il est temps d’aller prendre une remorque, la manoeuvre d’ accroche se fait au pas, il faudra se faire de nouveaux repères. On me donne un premier enlèvement de marchandise à faire sur Dunkerque ce soir même, pas de temps perdu. En une dizaine de km je prends l’engin vraiment en main: c’est tellement facile à manipuler. Je suis juste un peu paumée à cause des rétros, leur forme est bizarre, et il y en a 2 supplémentaires, c’est le palais glaces. Je m’ éclate comme une folle sur la route, je suis trop heureuse sans trop réaliser. Je prends mon chargement à Dunkerque puis redescends sur Lille vers 21 h.

Encore trop excitée pour dormir je range et organise mes affaires dans les multiples coffres, tout en découvrant les trucs et astuces de cette si grande cabine. Et il y a de quoi s’y perdre, croyez moi! J’ai du mal à faire mon lit tellement la couchette est haute. Je flane un moment sur le siège passager, qui est tout au fond de la cabine, sur la couchette inférieure en quelques sortes. La vue du volume intérieur y est impressionnant, j’ai encore de la peine à y croire.

Puis je pense à Greg, mon ami que je dois emmener prochainement: le pauvre, il va se sentir mis au coin.

Je m’en vais dormir vers minuit, fatiguée mais hureuse!

Mardi 2 septembre:

Debout à 7 h , pas facile de retrouver mes affaires dans tout ces coffres. Je file à la douche de la station service, ptit déjeuner au bar et en route. Première ramasse sur Lille puis je file à Cambrai compléter avant midi.

Sur la descente je suis concentrée sur la boite à vitesse qui commence à me montrer quelques secrets. Je sens que ça va me plaire, juste en jouant avec l’ accélérateur je fais passer les vitesses au moment ou je le désire, en me servant de la gestion automatique. Encore un peu d’ entrainement et je vais me régaler. Chargée à 40 tonnes j’ai une meilleure sensation de conduite même si j’ ai perdu 30 ch par rapport à la version précédente. Aprés une pause café entre St Quentin et Laon, le second arrêt légal à lieu à Reims.  Puis je continue mon temps de conduite jusqu’à la maison, soit  9 h au total. Cela me permettra de ramener quelques bricoles dont de quoi remplir le frigo et être autonome.
Mercredi 3 septembre:

J’ apprécie toujours de passer une nuit à la maison, néanmoins je pars de bonne heure afin de livrer au nord de Lyon en début de matinée. Je rame à sortir de chez le client en marche arrière dans une cote. Par chance il n’y a personne et rien à casser.

Direction Grenoble pour poser quelques colis avant midi d’une part, et des palettes aprés la pause déjeuner d’autre part. La réception pour mes palettes n’est ouverte qu’en matinée, je ne pouvais pas le deviner avat d’arriver devant la porte. Cependant un gardien me répond, en m’excusant poliement, je la joue « gentil aimable », ça marche car je n’ai pas grand chose à déballer. Non, tout les réceptionnaires de magasin ne sont pas bornés.

14 h 30 il faut filer vers le Tunnel du Fréjus. Arrêt à la pompe, celle d’aditif adblue ne marche pas, cela m’ énerve un peu car je ne pas connais pas mon autonomie avec ce nouveau produit. Si besoin j’ achéterai un bidon dans une station.

Café dans la descente italienne, je fais le calcul de mes heures de conduite en consultant le chrono numérique. Peu pratique la manip, alors que ça pourrait être bien plus simple si c’était mieux étudié.

Je tire jusque pas très loin de Piacenza, sur un grand refuge d’autoroute. Je m’installe confortablement dans mon coin salon pour casser la croute et rêvasse, ce camion est trop bien agencé, il me plait pour son espace. Je commence simplement à réaliser les choses.
Je m’endors comme un loir, demain est une grande journée.

Jeudi 04 septembre

A 5 h j’ai décollé, et file toute fière sur Bologne afin de déposer une bobine. Il faut faire pas mal de manoeuvres dans l’usine, je peine un peu à doser l’accélération de la marche arrière, surtout ne pas s’ ennerver et faire ça en douceur. A la suite de ça j’ai encore le temps de faire une ramasse dans la région. Je barde de sangles deux grosses pièces métalliques, pas question que ça bouge. Je recule dans le fond de l’impasse qui est ombragée pour manger un bout.

Puis je remonte sur Reggio Emilia prendre mon second lot. Je m’embrouille un peu avec le cariste qui n’a pas pigé la manière dont je voulais être chargée, c’est le chef qui vient nous aider à nous comprendre. 16 h je commence à remonter sur Turin ou un changement de remorque est prévu avec un collègue.  Finallement on verra ça demain matin en France pour ne pas perdre de temps. Je trace bon an mal an jusqu’au Gran Bosco, au pied de la rampe d’ accés du tunnel du Fréjus. Il pleut, je suis crevée. Mais je vais rentrer de bonne heure demain quoi qu’il arrive.

Vendredi 05 septembre

En marche à 5 h 15, je ne traine pas en route. Le plein d’ adblue me fait encore criser, cette fois il y a une fuite au tuyau et j’en mets pas mal à coté du réservoir. Coté gasoil je prends la douche à cause du système anti siphonnage, je suis bonne pour me changer.

Rendez vous est pris avec mon collègue sur Tournus vers 10h, j’ai bien du mal à ne pas le mettre en retard. Ne me reste plus qu’à rentrer, j’en profite pour passer au laver. Non pas que mon tracteur le réclame, c’est surtout pour la remorque. Les laveurs me charient un peu à la vue du camion flambant neuf, je fais le chauffeur grincheux en examinant leur boulot dans tout les coins. Vengeance…

14h je suis garée, une petite série de photos et à la maison.


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